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Fabriquer son savon maison

Les grandes lignes théoriques

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à m’intéresser à la fabrication de savon maison. Au départ, je pensais faire tout simplement fondre des paillettes de savon et d’y ajouter ce que je voulais. Mais je me suis vite rendue compte que ça ne ferait pas de ces savons reconstitués des savons vraiment maison.

J’avais, par une amie, entendu parler de saponification à froid. Je me suis alors dirigée vers cette solution, qui me permettrait de fabriquer de a à z mon propre savon.

Mais quand on parle de saponification, on parle de chimie, de manipulation de produits dangereux. J’avoue que ça fait un peu peur… Mais quand on est bien informé, qu’on sait ce que l’on fait, on se rend vite compte que ce n’est pas si difficile que ça .

Alors comment procéder à une saponification à froid? Et surtout qu’est-ce que la saponification? Quels sont les ingrédients / le matériel nécessaires?
Je vous emmène dans l’univers ( simplifié) du savon!

La saponification

Pour faire un savon, 3 ingrédients sont indispensables : de l’eau ( sauf si on utilise une lessive -> j’y reviens plus bas) , une base : de la soude caustique ( hydroxyde de sodium ) ou de la potasse ( hydroxyde de potassium) et un corps gras ( huile végétale, beurre végétal, graisses animales…). Ce que l’on appelle saponification, c’est la transformation de la soude et du gras en savon et glycérine.

Ici, j’utilise la saponification à froid, c’est à dire que la pâte n’est pas cuite et le procédé de saponification se fait lentement. Cette technique permet de préserver un maximum les propriétés des graisses utilisées.
Malgré le terme « froid », il faut savoir que la saponification génère de la chaleur, c’est ce que l’on appelle une réaction exothermique.

Cette réaction est importante à prendre en compte : en effet, certaines huiles ou ajouts génèrent plus de chaleur et peuvent même changer l’aspect du savon ( sans en changer leur efficacité heureusement). Mais ça, on y reviendra!

Pour créer un savon, il ne suffit pas de mélanger, au pifomètre du gras et de la soude. En réalité, chaque graisse possède son indice de saponification. C’est à dire que pour chacune des graisses, une quantité bien spécifique de base ( soude ou potasse) est nécessaire. Il est donc primordial de calculer la quantité de soude ( ou potasse) nécessaire à chacune des huiles ou beurres que vous utiliserez.

Rassurez vous, pour cela, il existe des calculateurs très bien faits qui calculent tout pour nous! Il faut savoir que chaque graisse a son propre indice de saponification ( quantité de soude nécessaire à la saponification d’un gramme de cette graisse) et qu’il faut donc calculer la quantité de soude nécessaire pour saponifier la quantité de graisse que nous incorporons dans notre recette.

Voici quelques calculateurs disponibles gratuitement sur internet :

Mendrulandia , Soapcalc, soaphomemade , Simple Sap , Aroma-zone , et il en existe surement encore d’autres!

Pour ma part, j’utilise mendrulandia, mais j’aime aussi le SoapHomeMade qui permet également de calculer le prix de son savon. Je ferai un article dédié au fonctionnement des calculateurs qui peuvent être assez prise de tête !

Ingrédients, matériels et mises en garde

Pour démarrer en SAF ( saponification à froid), il faut avoir quelques ingrédients de base ainsi qu’un minimum de matériel.

Les ingrédients de base

Pour fabriquer son savon, il faut :

De la matière grasse, il en existe de plusieurs types. Sans rentrer dans les détails des acides gras, il existe des huiles végétales, des beurres végétaux et des graisses animales :

Des huiles végétales ( olive, avocat, abricot, pépin de raisin, ricin, coco, babassu, macadamia, tournesol, colza, arachide, noix, noisette etc…)
Des beurres végétaux ( karité, mangue, avocat, cacao…)
Des matières grasses animales ( suif de boeuf, graisse de canard, lanoline, cire d’abeille, beurre …)

Une base : la soude caustique : hydroxyde de sodium NaOH( pour des savons durs) , de la potasse : hydroxyde de potassium KOH( pour un savon mou/liquide) .

De l’eau : L’eau sera déjà présente si on utilise une lessive de soude ( voir ci-dessous), mais devra être ajoutée si on utilise de la soude en perles. Perles qui devront être dissoutes dans l’eau avant de les incorporer aux graisses.

ATTENTION : la soude caustique peut être utilisée sous forme de lessive prête à l’emploi . C’est pas exemple ça :

Elle peut également être utilisée en perles de soude pure et là, c’est pas exemple ça :

Mais attention, la soude caustique ( NaOH), ce n’est pas ça :

Les cristaux de soude servent à nettoyer, dégraisser. Ils ne servent pas à la fabrication du savon. Sa formule chimique n’est pas NaOH mais Na2CO3 , il s’agit de carbonate de sodium et n’intervient pas dans la fabrication du savon.

Pour fabriquer vos savons, vous pouvez également ajouter des colorants, des parfums, des poudres de plantes, du miel, des argiles, des liquides, des plantes/fleurs séchées, des laits végétaux ou animaux …

Attention, veillez toujours à ce que vous utilisiez des ingrédients compatibles à une utilisation cosmétique ( je pense aux colorants et aux parfums surtout)

Le matériel nécessaire

Pour fabriquer votre savon, il vous faudra un peu de matériel :

Un mixeur plongeant ( pour mélanger la soude et les huiles)


Un saladier, cul de poule, récipient, une casserole, un bol verseur, n’importe quel récipient dans lequel vous allez mélanger votre soude et vos huiles/beurres. Il est préférable d’utiliser des matériaux tels que l’inox, le plastique, le verre pirex.

Des bechers verseurs ou bol mesureurs ou pichets ( pour colorer une partie de votre pâte à savon et la verser dans votre/vos moule-s )

Des mini fouets, cuillères en inox, spatules … ( pour mélanger, racler … )

Des moules : en silicone, en inox, en carton, en plexi, en bois… Il en existe de toutes les formes, tous les matériaux.. Vous pouvez aussi les fabriquer ou recycler des boîtes de lait, des boîtes de tuiles chips, des boîtes en carton, des boîtes en plastique…

Des gants épais

Un masque ffp2 ou ffp3 voire masque à gaz

Tablier ou blouse

Lunettes de protection

Bandelette ou tout autre ph mètre pour mesurer le ph de votre savon

Mises en garde

ATTENTION

LA SOUDE CAUSTIQUE EST, COMME L’INDIQUE SON NOM : CAUSTIQUE. ELLE PROVOQUE DES BRÛLURES QUI PEUVENT ETRE TRÈS SÉRIEUSES.

IL EST IMPÉRATIF DE PRENDRE QUELQUES PRÉCAUTIONS :

VOUS DEVEZ TOUJOURS VEILLER A CE QU’AUCUN ENFANT NE SE TROUVE DANS LA PIÈCE OU VOUS FABRIQUEZ VOTRE SAVON.

VOUS DEVEZ TOUJOURS VOUS PROTÉGER: GANTS HAUTS ET ÉPAIS, TABLIER OU BLOUSE A MANCHE ( SI TABLIER, PORTEZ DES MANCHES LONGUES), LUNETTES DE PROTECTION, MASQUE POUR NE PAS RESPIRER LES VAPEURS DE SOUDE

VOUS NE DEVEZ PAS UTILISER LE MATERIEL POUR LA SAF EN CUISINE : TOUT CE QUE VOUS UTILISEREZ POUR LA FABRICATION DES SAVONS, VOUS NE DEVEZ PLUS LES UTILISER POUR CUISINER.

VOUS DEVEZ CALCULER AVEC PRÉCISION VOS RECETTES ET NE JAMAIS REPRODUIRE UNE RECETTE TROUVÉE SUR LE NET, DANS UN LIVRE, DONNÉE PAR UN/E AMI/E SANS LA REPASSER DANS UN CALCULATEUR POUR EN VÉRIFIER L’EXACTITUDE.

VOUS DEVEZ VOUS ASSURER QUE LA QUANTITÉ ET LA CONCENTRATION DE SOUDE UTILISÉE EST LA BONNE.

Alternatives, découvertes, Zoom sur

J’ai testé : les culottes menstruelles Nefina

Après chaque cycle, je pouvais avoir droit à des irritations ainsi qu’à des mycoses dues aux serviettes et à leur humidité.

Au départ, j’ai utilisé la cup ( j’en parle ICI ), j’en étais très satisfaite jusqu’au jour où, en la retirant, mon stérilet a décidé de se faire la belle…
J’ai appris par la suite que c’était surement arriver parce que le fil était trop long et qu’en pinçant la cup, j’ai tiré sur le stérilet.

Cet événement m’a quelque peu refroidie. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus utilisé ma cup qui est restée sagement rangée.

Une publicité facebook m’a donné envie d’essayer les culottes menstruelles : grande absorption ( jusqu’à 8h au sec), impression d’être au sec, pas de fuite, pas d’irritation. En plus d’être écologique et économique, j’ai eu envie de l’essayer.

J’ai alors commandé un pack de 3 culottes ainsi que 5 serviettes lavables.

Le test

Pour une fois, j’étais contente de voir mes règles arriver! J’allais pouvoir tester ces fameuses culottes!

Le prix

Les culottes, comme les serviettes lavables sont un investissement de base qui devrait être vite rentabilisé au vu des prix des serviettes et tampons jetables.
Il faut compter entre 10 et 20 euros la culotte selon les marques.
Sachant que pour faire une semaine de règles sans devoir faire une lessive par jour, il faut compter 4 à 5 culottes ( voire plus) , ce qui revient à une cinquantaine d’euros.

Leur aspect

Plutôt shorty que culottes, elles offrent une couverture optimale. La zone absorbante part de l’avant jusqu’à la couture arrière et couvre quasiment entièrement les fesses ce qui est assez rassurant, surtout pour la nuit.

J’ai cependant été surprise de la matière. Pas de coton, du synthétique et la partie absorbante est très fine ce qui, pour le coup, fait un peu peur quant à sa capacité d’absorption!

Le confort

Niveau confort, je reste déçue. En effet, comme les « culottes » sont plutôt shorty, elles ont tendance à serrer au niveau des cuisses et de faire une démarcation à ce niveau. En position assise, elles serrent et ne sont pas très confortables.

Absorption

Les culottes absorbent bien le sang qui se diffuse dans la partie absorbante. Néanmoins, je trouve qu’après quelques heures, elles arrivent à saturation. Au début, l’impression d’être au sec est bien là et est très appréciable. Mais au bout de quelques heures, cette impression a disparu.
Je précise que j’ai un flux assez abondant les premiers jours et qu’au bout de 2 heures, la culotte était à son maximum.

Odeurs

A ce niveau là, la culotte fait bien son job. Aucune odeur désagréable ne s’échappe de la culotte et c’est un très bon point, surtout en été!

Conclusion

La conclusion est en demie teinte pour moi. En effet, la culotte ne tient pas ses promesses quant à l’absorption du sang. Elle se retrouve vite saturée, ce qui implique de changer de culotte entre 2 et 3 fois par jour. Vous me direz  » normal, on change aussi de serviettes plusieurs fois par jour ». Oui. Mais les culottes ont été conçues pour pouvoir les garder toute la journée, or ce n’est pas le cas, à moins d’avoir un tout petit flux.
Le confort n’est pas au top et les matières utilisées ne sont pas très agréables à porter, surtout en été. J’aurais préféré une culotte en coton, quitte à ce quelle soit plus épaisse que celle-ci.


Finalement, je suis revenue à la cup en faisant un petit tour chez mon sage femme afin qu’il me coupe le fils à raz, afin que je ne puisse plus du tout l’enlever par inadvertance.

Essayez, faites votre avis, je précise que mon avis est totalement subjectif et que chaque utilisatrice en aura un propre. Chaque femme, chaque flux, chaque cycle sont différents, il existe donc presque autant d’avis que d’utilisatrices.

Sources: 
nefina.com 
bio, découvertes

Du bio à la portée de tous

Les produits bio ont la réputation d’être chers et par conséquent, de ne pas être à la portée de toutes les bourses. Un site internet nous prouve aujourd’hui le contraire en proposant des produits bio, écolos, éthiques à prix très attractifs!

Ce site? La fourche.

J’ai découvert ce site internet il y a quelques jours à peine et le concept m’a immédiatement séduite : en échange d’une adhésion d’environ 6 euros par mois, le client bénéficie de prix dont la marge est la plus petite possible. Il est alors possible d’accéder à des produits jusqu’à -50% moins cher que les prix pratiqués dans le commerce.

Ses valeurs, ses objectifs

Un des principaux objectifs du site est de permettre à tous de bénéficier de produits bio, écolo, sains et éthiques. La Fourche veille également, entre autre, à choisir des produits les plus sains possibles, avec le moins d’additifs possibles, qui ont une emprunte carbone la plus minime etc… Je ne sais pas vous, mais moi, ça me parle énormément.

L’adhésion

Une fois le concept étudié, j’ai voulu passer commande et adhérer au site. Surprise, la fourche offre 1 mois d’adhésion gratuite puis 10 euros sur le montant annuel passant de 69.60 euros par an à 58.80 euros ( soit 4.90 par moi au lieu de 5.90) pour leur lancement.

Les produits disponibles

La Fourche ne propose pas de produits frais, de fruits, de légumes. Vous trouverez ainsi uniquement des produits secs ou a date de péremption très longues ( conserves…) ainsi que des boissons ( laits, sodas …). Le site propose également des produits pour bébé ou encore pour l’entretien de la maison.
On y retrouve des produits sans gluten, des produits vegan, cruelty free, du commerce équitable, faits en France …

La livraison

La livraison en point relais est gratuite dès 49 euros d’achat ( – de 49€ : 4.90e de livraison). Il est possible de se faire livrer à domicile ( entre 6.99 et 5.99e de fdp).
La livraison est très rapide, en quelques jours seulement, le colis est disponible en point relais! C’est très avantageux, surtout lorsque l’on fait, comme moi, ses menus à la semaine.

L’emballage

Les produits arrivent dans un carton ( avec un petit mot et des petits dessins sur le paquet, ce qui est vraiment très appréciable ! ) et sont calés grâce à du papier ou d’autres cartons. Il n’y a pas de plastique, pas d’emballages superflus . Ca change des éternels cartons bien trop grands, des cales en plastiques etc…

La fourche vise également à réduire un maximum les emballages des produits eux-mêmes. Une gamme de vrac est également disponible, ce qui est très appréciable!

Conclusion

Je suis fan et je conseille à tous ce site! De nouveaux produits sont régulièrement mis en ligne ce qui nous permet de tester encore plus de produits parfois inédits!
De l’épicerie salée au shampoing sec en passant par le café ou le déodorant, on y trouve tout!
Pour pouvoir profiter de produits bio à prix bas, de pouvoir découvrir de nouveaux produits le tout en étant livré très rapidement et très efficacement, la Fourche est réellement le bon compromis!

Et vous? Vous connaissez? Vous avez envie de tester? Racontez-moi tout!!

Sources:
https://lafourche.fr/